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	<title>Investissement en capital | Lukinski</title>
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		<title>Aussi peu de nouveaux logements qu&#8217;en 2012 : la crise de la construction en Allemagne au plus bas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[L_kinski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 09:15:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Construire]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Investissement en capital]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;Allemagne construit aussi peu qu&#8217;elle ne l&#8217;a plus fait depuis 13 ans. Selon l&#8217;Office fédéral de la statistique, seulement 206 600 nouveaux logements ont été achevés en 2025 — un recul de 18 % par rapport à 2024 et le niveau le plus bas depuis 2012. Ce qui ressemble à une statistique sectorielle est en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Allemagne construit aussi peu qu&rsquo;elle ne l&rsquo;a plus fait depuis 13 ans. Selon l&rsquo;Office fédéral de la statistique, seulement <a href="https://www.destatis.de/DE/Presse/Pressemitteilungen/2025/05/PD25_183_31121.html" target="_blank" rel="noopener">206 600 nouveaux logements</a> ont été achevés en 2025 — un recul de 18 % par rapport à 2024 et le niveau le plus bas depuis 2012. Ce qui ressemble à une statistique sectorielle est en réalité un échec structurel aux conséquences concrètes pour les locataires, les acheteurs et les investisseurs.</p>
<h2>Le point bas : 2025 et 2012 en comparaison directe</h2>
<p>Le chiffre de 206 600 ne devient tangible que dans son contexte historique. À titre de comparaison : en 2020 — le pic le plus récent — <a href="https://www.destatis.de/DE/Presse/Pressemitteilungen/2025/05/PD25_183_31121.html" target="_blank" rel="noopener">306 376 logements avaient encore été achevés</a> en Allemagne. En seulement cinq ans, la production de logements s&rsquo;est donc effondrée d&rsquo;environ <strong>100 000 unités par an</strong>. En 2012, au creux de la crise financière, il y en avait 200 500 — le niveau actuel est revenu à ce même niveau.</p>
<p>Les statistiques des permis de construire montrent encore plus clairement ce qui attend les prochaines années : <a href="https://www.destatis.de/DE/Presse/Pressemitteilungen/2025/02/PD25_061_3111.html" target="_blank" rel="noopener">seulement 215 300 logements ont été autorisés en 2024</a> — soit une baisse de 16,8 %. Comme il s&rsquo;écoule en moyenne <strong>26 à 27 mois</strong> entre l&rsquo;autorisation et l&rsquo;achèvement (2020 : encore 20 mois), les achèvements de 2026 et 2027 sont déjà prévisibles à un niveau bas. Le stock de logements déjà autorisés mais pas encore construits s&rsquo;élève à 759 700 unités, dont seulement 330 000 sont effectivement en chantier.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<th>Année</th>
<th>Achèvements</th>
<th>Évolution</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>2020</td>
<td>306 376</td>
<td>Pic le plus récent</td>
</tr>
<tr>
<td>2022</td>
<td>~295 000</td>
<td>–3,7 %</td>
</tr>
<tr>
<td>2023</td>
<td>~294 000</td>
<td>–0,3 %</td>
</tr>
<tr>
<td>2024</td>
<td>251 900</td>
<td>–14,4 %</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>2025</strong></td>
<td><strong>206 600</strong></td>
<td><strong>–18,0 %</strong></td>
</tr>
<tr>
<td>2012 (comparaison)</td>
<td>200 500</td>
<td>Creux après la crise financière</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>L&rsquo;objectif de 400 000 : promis, jamais atteint</h2>
<p>La coalition « feu tricolore » avait inscrit dans son accord de coalition de 2021 l&rsquo;objectif de <strong>400 000 nouveaux logements par an</strong>, dont 100 000 logements sociaux. <a href="https://www.handelsblatt.com/politik/deutschland/buendnis-fuer-bezahlbaren-wohnraum-scholz-halten-am-ziel-von-400-000-wohnungen-jaehrlich-fest/28742190.html" target="_blank" rel="noopener">Le chancelier Scholz a maintenu cet objectif même sous une pression croissante</a>. Résultat : l&rsquo;objectif n&rsquo;a été atteint, même approximativement, aucune année.</p>
<p>En 2024, les achèvements atteignaient 63 % de l&rsquo;objectif — en 2025, à peine 52 %. <a href="https://www.zdf.de/nachrichten/politik/deutschland/baukrise-ziel-400-wohnung-verfehlt-geywitz-100.html" target="_blank" rel="noopener">La ministre de la Construction Klara Geywitz est devenue le visage de la crise du bâtiment</a>, et dès 2023 le Tagesspiegel qualifiait la promesse des 400 000 logements de <a href="https://www.tagesspiegel.de/politik/ein-zentrales-wahlversprechen-des-kanzlers-wackelt-4334515.html" target="_blank" rel="noopener">« château en Espagne »</a>. Historiquement, la République fédérale a construit en moyenne <a href="https://www.destatis.de/DE/Presse/Pressemitteilungen/2023/06/PD23_N041_31.html" target="_blank" rel="noopener">405 000 logements par an</a> depuis 1950 — le niveau actuel est donc très en dessous de la moyenne de long terme.</p>
<h2>Pourquoi la construction neuve s&rsquo;effondre-t-elle ? Les cinq causes principales</h2>
<h3>Le tournant des taux d&rsquo;intérêt</h3>
<p>La BCE a relevé son taux directeur de 0 % (2021) à plus de 4 % (2023). Les taux hypothécaires sont passés d&rsquo;environ 1 % à 4-5 %. Pour les promoteurs immobiliers ayant des capitaux empruntés à taux variable et des marges étroites, cela a signifié la fin de nombreux calculs de projet.</p>
<h3>Explosion des coûts de construction</h3>
<p>La crise énergétique, l&rsquo;inflation et les tensions d&rsquo;approvisionnement depuis 2021 ont fortement fait grimper les coûts des matériaux et de la main-d&rsquo;œuvre. Béton, acier, bois — tout est nettement plus cher qu&rsquo;au moment de la planification des offres. De nombreux projets autorisés en 2020 n&rsquo;étaient plus économiquement viables en 2023.</p>
<h3>Vague de faillites</h3>
<p><a href="https://www.immobilienmanager.de/immobilien-insolvenzen-plus-von-70-prozent-07102024" target="_blank" rel="noopener">Les faillites dans l&rsquo;immobilier ont augmenté de 70 % en 2024</a>. Rien qu&rsquo;au premier trimestre 2024, <a href="https://baumagazin.de/news/insolvenzwelle-630-firmen-2024-bereits-pleite-trend-haelt-an/" target="_blank" rel="noopener">630 entreprises immobilières et du bâtiment ont fait faillite</a> — soit une hausse de 18,6 % par rapport au même trimestre de l&rsquo;année précédente. Conséquence : 320 000 emplois ont été menacés ou ont disparu.</p>
<h3>Bureaucratie et procédures d&rsquo;autorisation</h3>
<p>Les normes énergétiques changeantes (norme « maison efficace 55 »), l&rsquo;absence de code du bâtiment fédéral et des procédures d&rsquo;autorisation lourdes freinent structurellement les projets de construction. Le délai moyen entre l&rsquo;autorisation et l&rsquo;achèvement est passé de 20 à 27 mois depuis 2020.</p>
<h3>Effondrement de la demande de logements en copropriété</h3>
<p>Le tournant des taux d&rsquo;intérêt a fait baisser le pouvoir d&rsquo;achat. Les promoteurs se sont retrouvés avec des logements achevés invendables — et ont annulé leurs projets suivants.</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://lukinski.de/wp-content/uploads/2020/08/handwerker-prueft-bau-sanitaer-wasserwaage-rot-blick-pruefung-gutachten-immobilienwert-bewertung-instandhaltung-ruecklage-kosten-preis-angebot.jpg" alt="Artisan chantier hausse des coûts Allemagne crise du bâtiment" /></figure>
<h2>Extrêmes régionaux : Berlin, Cologne, Munich</h2>
<p><a href="https://www.iwkoeln.de/presse/pressemitteilungen/jaehrlich-muessten-372600-wohnungen-gebaut-werden.html" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;institut IW Köln estime le besoin annuel en logements à 372 600 unités à l&rsquo;échelle nationale</a> — seulement 206 600 ont réellement été construits en 2025. L&rsquo;écart annuel s&rsquo;élève donc à plus de <strong>165 000 logements</strong>.</p>
<p>Au niveau régional, des déséquilibres extrêmes apparaissent :</p>
<h3>Berlin : le plus grand déficit d&rsquo;offre du pays</h3>
<p>Besoin selon l&rsquo;IW Köln : 31 300 logements par an. Permis de construire en 2024 : seulement 9 772 — soit <strong>31 % du besoin</strong>. Aucun autre arrondissement urbain n&rsquo;a un écart absolu plus important.</p>
<h3>Cologne et Munich</h3>
<p>Cologne affiche le pire taux de couverture parmi les métropoles : seulement 37 % du besoin est couvert. Munich s&rsquo;en sort le mieux avec 93 %, mais il manque tout de même des milliers d&rsquo;unités. Hambourg est la seule exception positive, avec +39 % d&rsquo;achèvements en 2024.</p>
<h3>Allemagne de l&rsquo;Est : un recul deux fois plus fort</h3>
<p>Le recul touche l&rsquo;Est avec –34,3 % (2025), soit plus du double de l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest (–16,7 %).</p>
<h2>Ce que la crise de la construction neuve signifie pour les loyers et les prix d&rsquo;achat</h2>
<p>Le déficit de logements est depuis longtemps arrivé sur le marché. Les <a href="https://lukinski.fr/acheter-une-immobilie-classee-monument-historique-avantages-fiscaux-couts-risques-2026/">biens classés monuments historiques</a> gagnent en particulier en attractivité dans ce contexte. L&rsquo;institut Pestel évalue la pénurie de logements en Allemagne à <a href="https://www.zdfheute.de/politik/deutschland/studie-wohnungsmangel-rekordstand-100.html" target="_blank" rel="noopener">1,4 million d&rsquo;unités</a> — un niveau record. D&rsquo;ici 2030, 2,4 millions de nouveaux logements seront nécessaires.</p>
<p>Les loyers réagissent en conséquence : à l&rsquo;échelle nationale, les loyers proposés pour les nouvelles locations ont augmenté de <strong>7 %</strong> en 2024, à Berlin de <strong>10 %</strong> — soit 22,2 % au total entre 2022 et 2024. Munich se situe à 20,50 € de loyer froid par mètre carré (+4,4 %). L&rsquo;institut DIW Berlin constate que le marché immobilier <a href="https://www.diw.de/de/diw_01.c.992415.de/publikationen/wochenberichte/2025_51_1/immobilienmarkt_bleibt_angespannt_____mieten_und_wohnungspreise_steigen.html" target="_blank" rel="noopener">reste tendu — les loyers et les prix des logements continuent d&rsquo;augmenter</a>.</p>
<p>Pour les investisseurs, cela signifie que le rendement locatif dans les zones métropolitaines allemandes augmente structurellement — non pas parce que les prix d&rsquo;achat baissent, mais parce que l&rsquo;offre ne rattrape pas son retard à moyen terme. Quiconque investit maintenant dans des <a href="https://lukinski.fr/immobilier-acheter-2026-analyse-du-marche-prix-prevision/">biens existants ou des constructions neuves</a> dans des régions en croissance profite d&rsquo;un marché où le problème d&rsquo;offre ne sera pas résolu avant 2027 au plus tôt. Quiconque <a href="https://lukinski.fr/immobilier-acheter-2026-analyse-du-marche-prix-prevision/">envisage un achat maintenant</a> devrait intégrer le déficit structurel de l&rsquo;offre comme un vent favorable à long terme.</p>
<h2>Vidéo : le marché du logement en déséquilibre</h2>
<div style="position: relative; padding-bottom: 56.25%; height: 0; overflow: hidden; max-width: 100%; margin-bottom: 24px;"><iframe style="position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%;" title="WELT: Wohnungsmarkt in Schieflage" src="https://www.youtube.com/embed/jlP5bTUVWwo" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen" loading="lazy"></iframe></div>
<h2>Perspectives : quand le marché va-t-il se retourner ?</h2>
<p>Les signaux sont mitigés. La Fédération centrale du bâtiment allemand (ZDB) <a href="https://www.zdb.de/baukonjunktur/konjunkturprognose-20252026" target="_blank" rel="noopener">table sur 215 000 à 220 000 achèvements en 2026</a> — à peine mieux qu&rsquo;en 2025. Des chiffres d&rsquo;achèvement positifs ne sont attendus au plus tôt <strong>qu&rsquo;à partir de 2027</strong>.</p>
<p>Note positive : les permis de construire ont de nouveau augmenté en 2025, pour la première fois, de 10,6 % pour atteindre 238 100 — en septembre même de 59,8 % par rapport au même mois de l&rsquo;année précédente. Comme les permis précèdent les achèvements de deux à trois ans, cela laisse présager une reprise modérée à partir de 2027.</p>
<p>Sur le plan structurel, le problème demeure : l&rsquo;institut IW Köln <a href="https://www.iwkoeln.de/studien/philipp-deschermeier-ralph-henger-zunehmende-marktanspannung-in-vielen-grossstaedten.html" target="_blank" rel="noopener">prévoit une tension croissante du marché dans les grandes villes</a>, même si le besoin national calculé diminue légèrement à partir de 2026. Dans les métropoles comme Berlin, Munich et Hambourg, l&rsquo;écart persiste — et se creuse.</p>
<p>En cinq ans, l&rsquo;Allemagne a anéanti tous les progrès de construction réalisés depuis la crise financière. L&rsquo;écart de 400 000 logements ne sera pas comblé par des promesses politiques, mais seulement lorsque les taux d&rsquo;intérêt, les coûts de construction et les procédures d&rsquo;autorisation reviendront structurellement à un niveau permettant aux promoteurs de faire leurs calculs. Le moment exact où cela se produira reste incertain.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Stagflation du neuf : pourquoi les logements neufs deviennent plus chers en 2026 malgré la crise</title>
		<link>https://lukinski.fr/stagflation-neuf-prix-construction-augmentation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[L_kinski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 08:55:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Construire]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Investissement en capital]]></category>
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					<description><![CDATA[Stagflation dans le bâtiment : on construit moins, mais plus cher La stagflation — l&#8217;apparition simultanée de stagnation économique et d&#8217;inflation des prix — est un concept connu de la macroéconomie des années 1970. Dans la construction de logements en Allemagne, ce phénomène est exactement la réalité de 2026. L&#8217;Office fédéral allemand de la statistique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Stagflation dans le bâtiment : on construit moins, mais plus cher</h2>
<p>La stagflation — l&rsquo;apparition simultanée de stagnation économique et d&rsquo;inflation des prix — est un concept connu de la macroéconomie des années 1970. Dans la construction de logements en Allemagne, ce phénomène est exactement la réalité de 2026.</p>
<p>L&rsquo;Office fédéral allemand de la statistique (Destatis) a annoncé pour <a href="https://www.destatis.de/DE/Presse/Pressemitteilungen/2026/03/PD26_N014_61311.html"><strong>février 2026 une hausse des prix de la construction neuve de +3,3 %</strong> sur un an</a>. Dans le même temps, les permis de construire sont à un plus bas pluriannuel, les achèvements continuent de baisser, et le secteur lutte contre des problèmes de coûts structurels qui ne se résolvent pas rapidement.</p>
<p>Pour les acheteurs de logements neufs, cela signifie : ils paient plus en 2026 qu&rsquo;en 2025 — alors même que le marché se contracte. Pour les propriétaires de biens existants, cela signifie : le neuf reste cher en tant que concurrence, ce qui rend les logements existants relativement plus attractifs.</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://lukinski.de/wp-content/uploads/2020/08/immobilie-wert-ermittlung-bewerten-architekt-gutachter-baustelle-neubau-glass-fassade-gewerbeimmobilie.jpg" alt="Chantier construction neuve façade en verre Allemagne" loading="lazy" /></figure>
<h2>Chiffres de Destatis : que signifie concrètement +3,3 % ?</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.destatis.de/DE/Themen/Branchen-Unternehmen/Bauen/Baupreise/">indice des prix de la construction de Destatis</a> mesure les prix de facturation réels des corps de métier de gros œuvre et de second œuvre. +3,3 % sur un an dans un contexte où le taux d&rsquo;inflation général est inférieur à 3 % signifie que la construction se renchérit plus vite que la moyenne.</p>
<p>Concrètement : un logement neuf qui coûtait 9 500 euros le mètre carré à Munich en 2024 en coûte aujourd&rsquo;hui environ 9 800. À Francfort, la fourchette se situe entre 8 200 et 8 800 euros, à Berlin entre 7 400 et 7 900 euros le mètre carré pour des biens neufs clés en main dans de bons emplacements.</p>
<p>Ces prix se situent, sur de nombreux marchés, <strong>40 à 60 % au-dessus du prix de l&rsquo;ancien</strong> pour des emplacements comparables. L&rsquo;écart de prix entre le neuf et l&rsquo;ancien pousse la demande vers le marché de l&rsquo;ancien — et y soutient les prix.</p>
<h2>Coûts des matériaux : le principal moteur silencieux</h2>
<p>Derrière la hausse des prix se trouve avant tout le poste des coûts. D&rsquo;importants matériaux de construction se sont durablement stabilisés à un niveau élevé depuis 2020 :</p>
<ul>
<li><strong>Bois de construction :</strong> malgré une normalisation après le pic de 2021, toujours 35 à 45 % au-dessus du niveau d&rsquo;avant-crise</li>
<li><strong>Acier :</strong> des coûts énergétiques durablement élevés dans la production d&rsquo;acier maintiennent les prix hauts</li>
<li><strong>Isolation thermique / laine minérale :</strong> capacités limitées, hausse des prix des matières premières</li>
<li><strong>Main-d&rsquo;œuvre :</strong> hausses salariales dans le bâtiment en 2024/2025 de <a href="https://www.baugewerkschaft.de/tarifvertraege">4,5 à 5,5 %</a>, de nouvelles hausses sont attendues</li>
</ul>
<p>S&rsquo;y ajoute le coût des exigences énergétiques (GEG 2024), qui génère à lui seul <a href="https://www.arge.de/publikationen/">300 à 500 euros de surcoût par mètre carré</a> par rapport à la norme d&rsquo;avant 2020.</p>
<h2>Les permis de construire ne se redresseront qu&rsquo;à partir de 2027</h2>
<p>L&rsquo;examen de l&rsquo;indicateur avancé que sont les permis de construire montre qu&rsquo;un retournement de tendance rapide n&rsquo;est pas à attendre. Pour 2025, environ <a href="https://www.destatis.de/DE/Themen/Branchen-Unternehmen/Bauen/Publikationen/Downloads-Bautaetigkeit/baugenehmigungen-2045020237004.html">200 000 permis</a> ont été délivrés — une légère reprise par rapport à 2024, mais bien en dessous du pic de 2021, qui dépassait 360 000.</p>
<p>Les fédérations du bâtiment et les instituts de prévision estiment que les chiffres d&rsquo;achèvement ne recommenceront à augmenter qu&rsquo;à partir de 2027 — et d&rsquo;abord modérément. Le long délai entre le permis, le début des travaux et l&rsquo;achèvement (18 à 36 mois) empêche une reconstitution rapide de l&rsquo;offre.</p>
<p>Pour le déficit de logements, c&rsquo;est un message sombre : même les scénarios optimistes ne prévoient une amélioration sensible de l&rsquo;offre dans les zones métropolitaines qu&rsquo;à partir de 2028.</p>
<h2>Conséquences pour les promoteurs et les investisseurs institutionnels</h2>
<p>Pour les promoteurs immobiliers, la stagflation revêt une dimension existentielle. Qui a chiffré un projet en 2021 se retrouve aujourd&rsquo;hui avec :</p>
<ul>
<li>des coûts de construction 25 à 35 % supérieurs au calcul initial</li>
<li>des coûts de financement doublés voire triplés</li>
<li>des prix de vente qui n&rsquo;ont pas augmenté proportionnellement</li>
</ul>
<p>Cela explique la vague de faillites chez les promoteurs de taille moyenne en 2023-2024 et la retenue des investisseurs institutionnels face aux opérations d&rsquo;achat en état futur d&rsquo;achèvement (VEFA) sur le neuf. Les <a href="https://lukinski.fr/investir-10-millions-interets-immobilier-recommandations-strategiques/">grands investisseurs</a> privilégient donc clairement en 2026 l&rsquo;ancien par rapport au neuf.</p>
<h2>Conclusion : les biens existants profitent de la stagflation du neuf</h2>
<p>La stagflation dans le neuf constitue paradoxalement un soutien pour les prix de l&rsquo;ancien. Lorsque le neuf est durablement 40 à 60 % plus cher que des biens équivalents dans l&rsquo;ancien, la demande se déplace structurellement vers l&rsquo;ancien. C&rsquo;est en 2026 le mécanisme décisif qui porte la <a href="https://lukinski.fr/prix-de-limmobilier-2026-reprise-stagnation-ou-nouveau-boom/">stabilisation et la reprise des prix</a> sur le marché de l&rsquo;ancien — même sans amélioration du côté de l&rsquo;offre.</p>
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		<title>Loyers 2026 : pourquoi les locataires à Munich, Berlin et Francfort paient toujours plus</title>
		<link>https://lukinski.fr/loyers-2026-pourquoi-les-locataires-a-munich-berlin-et-francfort-paient-toujours-plus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[L_kinski]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 19:58:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immobilie]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Investissement en capital]]></category>
		<category><![CDATA[Kapitalanlage]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilieninvestment]]></category>
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		<category><![CDATA[Workshop]]></category>
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					<description><![CDATA[12,96 euros par mètre carré au niveau national — et la hausse s&#8217;accélère Le marché locatif allemand a trouvé un nouvel équilibre en 2026 — à un niveau structurellement plus élevé. Selon les données de marché d&#8217;Immowelt pour le premier trimestre 2026, le loyer moyen à l&#8217;offre au niveau national s&#8217;élève à 12,96 euros par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>12,96 euros par mètre carré au niveau national — et la hausse s&rsquo;accélère</h2>
<p>Le marché locatif allemand a trouvé un nouvel équilibre en 2026 — à un niveau structurellement plus élevé. Selon les <a href="https://www.immowelt.de/immobilienmarkt/Deutschland/mieten">données de marché d&rsquo;Immowelt pour le premier trimestre 2026</a>, le loyer moyen à l&rsquo;offre au niveau national s&rsquo;élève à <strong>12,96 euros par mètre carré</strong>. Cela correspond à une hausse d&rsquo;environ 4,2 % par rapport à l&rsquo;année précédente — nettement supérieure au taux d&rsquo;inflation général.</p>
<p>Pour les investisseurs qui détiennent des biens existants ou envisagent de nouvelles acquisitions, ce chiffre ne doit pas être considéré isolément. Il résulte d&rsquo;un déséquilibre structurel : trop peu de logements face à une demande croissante dans les agglomérations économiquement fortes. Cela pose les bases de nouvelles hausses de loyers.</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://lukinski.de/wp-content/uploads/2020/08/immobilie-wert-ermittlung-bewerten-architekt-gutachter-baustelle-neubau-glass-fassade-gewerbeimmobilie.jpg" alt="Chantier de construction neuve à façade vitrée, Allemagne" loading="lazy" /></figure>
<h2>Les leaders : Munich, Francfort, Berlin</h2>
<p>Les marchés locatifs les plus chers d&rsquo;Allemagne se concentrent dans trois métropoles, dont les niveaux de loyer atteignent de nouveaux records en 2026 :</p>
<ul>
<li><strong>Munich :</strong> <a href="https://www.immowelt.de/immobilienmarkt/muenchen/mieten">19,79 euros/m²</a> — Munich reste ainsi le leader incontesté. Pour un appartement de 70 mètres carrés, il faut compter en moyenne 1 385 euros de loyer hors charges par mois.</li>
<li><strong>Francfort-sur-le-Main :</strong> <a href="https://www.immowelt.de/immobilienmarkt/frankfurt-am-main/mieten">19,75 euros/m²</a> — quasiment à égalité avec Munich, ce qui témoigne clairement de la force de l&rsquo;écosystème financier francfortois comme moteur des loyers.</li>
<li><strong>Berlin :</strong> <a href="https://www.immowelt.de/immobilienmarkt/berlin/mieten">17,98 euros/m²</a> — la capitale a enregistré la plus forte hausse relative de toutes les grandes villes allemandes au cours des cinq dernières années. En 2019, la moyenne berlinoise était encore inférieure à 12 euros.</li>
</ul>
<p>Il est à noter que ces chiffres représentent les <em>loyers à l&rsquo;offre</em> — c&rsquo;est-à-dire ce que les bailleurs annoncent. Les <strong>loyers des baux en cours</strong> sont, en moyenne nationale, environ 25 à 30 % inférieurs, ce qui explique la pression structurelle sur l&rsquo;ajustement des loyers lors d&rsquo;un changement de logement.</p>
<h2>Deuxième division, premiers taux de croissance : Leipzig et les villes d&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Est</h2>
<p>La dynamique des villes de second rang est particulièrement frappante. Selon les <a href="https://www.empirica-regio.de/marktdaten/mietpreise">données empirica-regio pour 2025/2026</a>, Leipzig a enregistré une hausse des loyers de <strong>12,7 % sur un an</strong> — la valeur la plus élevée parmi les villes allemandes de plus de 400 000 habitants.</p>
<p>Derrière cela se cache une dynamique de report : ceux qui sont évincés de Munich ou de Francfort ne s&rsquo;installent pas à la campagne, mais dans de grandes villes plus abordables. Leipzig, Dresde et Erfurt profitent de ce comportement de recherche et développent de plus en plus leurs propres schémas de pénurie.</p>
<p>Pour les <a href="https://lukinski.fr/placement-de-capitaux-2025-sur-quoi-porter-attention-lors-de-votre-premiere-acquisition-immobiliere/">investisseurs</a>, cela signifie que les rendements locatifs les plus attractifs en 2026 n&rsquo;apparaissent plus sur les marchés les plus chers, mais sur les marges de croissance — des villes ayant un potentiel de rattrapage sur les loyers, mais une demande croissante liée à l&rsquo;afflux de population.</p>
<h2>Pourquoi les loyers ne baisseront pas structurellement</h2>
<p>La demande reste stable : la population des villes allemandes augmente, la taille des ménages diminue (davantage de ménages d&rsquo;une seule personne) et l&rsquo;urbanisation se poursuit. Du côté de l&rsquo;offre, la <a href="https://lukinski.fr/aussi-peu-nouveaux-logements-2012-crise-construction-allemagne-plus-bas/">crise de la construction de logements</a> produit son plein effet : en 2023, seulement <a href="https://www.destatis.de/DE/Themen/Branchen-Unternehmen/Bauen/Publikationen/Downloads-Bautaetigkeit/baugenehmigungen-2045020237004.html">295 000 logements</a> ont été achevés, et moins de 200 000 sont attendus pour 2025.</p>
<p>L&rsquo;Institut de l&rsquo;économie allemande de Cologne (IW) évalue le <a href="https://www.iwkoeln.de/studien/wohnungsmarkt-bericht.html">besoin annuel en logements à 400 000 nouvelles unités</a>. L&rsquo;écart entre le besoin et les achèvements atteint en 2026 son niveau le plus élevé depuis des décennies. Même si le secteur de la construction repart d&rsquo;ici 24 mois, cela n&rsquo;aura d&rsquo;effet sur l&rsquo;offre qu&rsquo;en 2027/2028.</p>
<h2>Prévision des loyers : +3,5 à 5 % dans les métropoles pour 2026</h2>
<p>Les principaux analystes de marché prévoient une nouvelle hausse des loyers de <strong>3,5 à 5 %</strong> en moyenne annuelle en 2026 pour les grandes métropoles. Cette prévision repose sur trois facteurs :</p>
<ol>
<li><strong>Déficit de l&rsquo;offre :</strong> les achèvements en 2026 sont nettement inférieurs aux besoins</li>
<li><strong>Ajustements des loyers indexés :</strong> de nombreux contrats en cours sont indexés — avec un taux d&rsquo;inflation supérieur à 3 %, cela déclenche des hausses de loyer automatiques</li>
<li><strong>Disparition de logements sociaux :</strong> chaque année, davantage d&rsquo;engagements de logement social prennent fin qu&rsquo;il n&rsquo;en est créé de nouveaux</li>
</ol>
<p>La nouvelle <a href="https://lukinski.fr/reforme-du-droit-du-logement-loyer-deux-proprietaires-consequences/">réforme du droit du bail 2026</a> (Miete II) atténuera en partie cette dynamique, notamment via le plafonnement des loyers indexés en cas de dépassement de 3 % de l&rsquo;IPC. L&rsquo;effet structurel devrait toutefois rester limité.</p>
<h2>Ce que cela signifie pour les investisseurs</h2>
<p>Une hausse de loyer de 4 % sur un portefeuille existant équivaut à un gain de rendement direct sans mise de capital supplémentaire — à condition que le potentiel de hausse des loyers soit pleinement exploité. La différenciation décisive en 2026 se situe entre :</p>
<ul>
<li><strong>Loyer de relocation vs loyer en cours :</strong> l&rsquo;écart est de 25 à 30 %. La rotation ou la vacance génèrent des gains de relocation considérables.</li>
<li><strong>Emplacements prime vs emplacements B/C :</strong> tandis que Munich et Francfort affichent des niveaux absolus élevés, des villes en croissance comme Leipzig affichent des taux de hausse plus élevés.</li>
<li><strong>Meublé vs non meublé :</strong> la location meublée est largement exemptée du frein aux loyers et du plafonnement des loyers — un avantage réglementaire qui s&rsquo;applique encore en 2026, mais qui sera limité à l&rsquo;avenir par la nouvelle réglementation (majoration pour ameublement plafonnée à 10 %).</li>
</ul>
<p>Quiconque <a href="https://lukinski.fr/immobilier-acheter-2026-analyse-du-marche-prix-prevision/">achète un bien immobilier</a> aujourd&rsquo;hui profite, avec une stratégie de détention stable, d&rsquo;un marché locatif qui restera structurellement tendu dans un avenir prévisible. La question n&rsquo;est pas de savoir si les loyers vont augmenter, mais de combien et sur quels marchés.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>2,4 millions de nouveaux logements d&#8217;ici 2030 : Ce dont l&#8217;Allemagne a besoin maintenant</title>
		<link>https://lukinski.fr/besoin-en-logement-en-allemagne-mesures-perspectives/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[L_kinski]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Construire]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Investissement en capital]]></category>
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					<description><![CDATA[D'ici 2030, 2,4 millions de nouveaux logements seront nécessaires en Allemagne. Avec le rythme actuel de construction, seulement 1,3 million seront achevés. Ce qui serait nécessaire sur le plan structurel — et pourquoi les logements sociaux manquent le plus.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>2,4 millions de logements d&rsquo;ici 2030 : une cible que l&rsquo;Allemagne ne remplira pas</h2>
<p>L&rsquo;institut allemand de l&rsquo;économie de Cologne (IW Köln) a estimé le <a href="https://www.iwkoeln.de/studien/wohnungsmarktbericht.html">besoin cumulé de logements jusqu&rsquo;en 2030 à 2,4 millions de nouvelles unités de logement</a>. Ce chiffre se compose du déficit en cours de réduction, du besoin nouveau dû à la démographie et aux nouvelles familles ainsi que du besoin de remplacement des anciens stocks en déclin.</p>
<p>Avec le rythme actuel de construction — environ <a href="https://www.destatis.de/DE/Themen/Branchen-Unternehmen/Bauen">215 000 logements achevés par an</a>, avec une légère reprise à 230 000 à 250 000 d&rsquo;ici 2028 — environ <strong>1,3 million d&rsquo;unités seront achevées d&rsquo;ici 2030</strong>. Cela correspond à un taux de couverture de 54 % du besoin total.</p>
<p>La conséquence : le déficit structurel d&rsquo;offre continuera de croître jusqu&rsquo;en 2030, ne diminuera pas. Pour les investisseurs, c&rsquo;est l&rsquo;indication la plus importante sur le marché à long terme.</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://lukinski.de/wp-content/uploads/2020/08/immobilie-wert-ermittlung-bewerten-architekt-gutachter-baustelle-neubau-glass-fassade-gewerbeimmobilie.jpg" alt="Baustelle Neubau Glasfassade Deutschland" loading="lazy" /></figure>
<h2>Les logements sociaux manquent le plus : le segment oublié</h2>
<p>Dans le déficit global, le segment du logement social est particulièrement critique. Le nombre de <strong>logements sociaux est passé de 2,6 million (2006) à moins de 1,1 million (2026)</strong> — une baisse de plus de 57 % en 20 ans. Chaque année, environ <a href="https://www.bmwsb.bund.de/Webs/BMWSB/DE/themen/wohnen/soziales-wohnen/soziale-wohnraumfoerderung-node.html">40 000 unités sortent de la réglementation sociale</a>, seules environ 20 000 à 25 000 nouvelles unités sont ajoutées.</p>
<p>Le déficit net annuel de 15 000 à 20 000 logements sociaux est connu politiquement, mais il est structurellement difficile à résoudre : la construction de logements sociaux n&rsquo;est pas économiquement viable sans une aide considérable, et les budgets d&rsquo;aide du gouvernement fédéral et des Länder sont loin d&rsquo;être suffisants.</p>
<p>Pour les investisseurs privés : le segment des logements sociaux n&rsquo;est pas un domaine d&rsquo;investissement attrayant, mais sa diminution renforce la pression sur le marché immobilier général — ce qui renforce à son tour les hausses des loyers et l&rsquo;excès de demande dans le segment intermédiaire.</p>
<h2>Ce qui serait nécessaire structurellement : quatre leviers</h2>
<h3>1. Réduction des taux d&rsquo;intérêt via les programmes de financement de la KfW</h3>
<p>La <a href="https://www.kfw.de/inlandsfoerderung/Privatpersonen/Neubau/">aide à la construction neuve de la KfW</a> a causé des dommages importants en 2022/2023 en raison de l&rsquo;arrêt de la subvention. Des prêts KfW fiables et à faible taux d&rsquo;intérêt pourraient apporter un avantage de 0,5 à 1 point de pourcentage par rapport aux conditions du marché — suffisant pour rendre nombreux projets économiquement viables. Un programme fiable et durable serait nécessaire, pas des discussions budgétaires annuelles.</p>
<h3>2. Réduction de la bureaucratie et accélération des autorisations</h3>
<p>Un processus d&rsquo;autorisation de construction en Allemagne dure en moyenne 5,9 mois — dans les régions à forte densité, plus de 12 mois. En Belgique ou au Danemark, un processus comparable est terminé en 6 à 8 semaines. La numérisation des demandes de construction, des normes uniformes et des services techniques bien équipés pourraient réduire le délai de préparation de moitié.</p>
<h3>3. Type de bâtiment E et simplification des normes</h3>
<p>L&rsquo;initiative <a href="https://lukinski.fr/type-de-batiment-e-construire-plus-economiquement-crise-du-logement/">Type de bâtiment E</a> est un élément qui permet d&rsquo;économiser 8 à 12 % des coûts. Accompagnée d&rsquo;une révision des règlements sur les places de stationnement (souvent surdimensionnés dans les zones urbaines) et de règles plus flexibles pour la construction des combles, cela pourrait apporter encore 5 à 8 % d&rsquo;économies.</p>
<h3>4. Politique foncière et activation des terrains</h3>
<p>Les biens immobiliers publics — terrains inutilisés de la Bundesbahn, terrains de réserve municipaux, terrains militaires après leur restitution — sont activés trop lentement et trop chers. Une politique foncière cohérente avec des modèles de location à long terme pour la construction de logements sociaux mixtes réduirait substantiellement les coûts des terrains, qui représentent 20 à 30 % des coûts totaux.</p>
<div style="position:relative;padding-bottom:56.25%;height:0;overflow:hidden;max-width:100%;margin-bottom:24px;"><iframe style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;" src="https://www.youtube.com/embed/jlP5bTUVWwo" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen loading="lazy"></iframe></div>
<h2>Pourquoi cela ne suffit tout de même pas — le dilemme structurel</h2>
<p>Même si toutes les quatre leviers étaient activés en même temps — ce qui est politiquement irréaliste — l&rsquo;Allemagne ne remplirait pas pleinement l&rsquo;objectif de 2030. La raison réside du côté de la capacité du secteur de la construction :</p>
<ul>
<li><strong>Déficit de main-d&rsquo;œuvre qualifiée :</strong> Selon le <a href="https://www.zdb.de/service/presse/pressemitteilungen/">Centralverband Deutscher Bauunternehmen</a>, le secteur de la construction manque de plus de 80 000 travailleurs qualifiés</li>
<li><strong>Limites de capacité chez les fournisseurs :</strong> Les fabricants de composants prêts à l&#8217;emploi, les usines de fenêtres et portes, les entreprises d&rsquo;installation sanitaire — tous travaillent à leurs limites de capacité</li>
<li><strong>Délais:</strong> Les projets décidés et financés par soi-même prennent 18 à 36 mois pour être achevés</li>
</ul>
<p>Le retard structurel ne peut pas être comblé en un cycle politique. C&rsquo;est la réalité sobre — et en même temps le fondement à long terme pour les investisseurs immobiliers.</p>
<h2>Perspective 2030 : Ce qui reste aux investisseurs</h2>
<p>La prévision jusqu&rsquo;en 2030 est claire : le déficit structurel d&rsquo;offre persiste, les prix de location continueront d&rsquo;augmenter dans les métropoles, les biens immobiliers existants dans les zones A <hiddenlink href="/immobilienpreise-prognose-struktureller-anstieg">augmenteront structurellement en valeur</hiddenlink>. Pour les <a href="https://lukinski.fr/placement-de-capitaux-2025-sur-quoi-porter-attention-lors-de-votre-premiere-acquisition-immobiliere/">investisseurs de capitaux</a> à horizon à long terme, le marché immobilier allemand est ainsi l&rsquo;un des investissements les plus solides qui soient — non pas à cause de spéculations à court terme, mais à cause de la demande structurelle qui ne pourra être résolue par aucune mesure politique dans un avenir prévisible.</p>
<p>Le défi : acheter de manière sélective, prioriser l&#8217;emplacement et adapter la structure de financement à un niveau d&rsquo;intérêt durablement accru. Celui qui le fait investit ainsi non contre le marché, mais avec les plus forts vents structurels que le marché immobilier allemand ait offerts depuis des décennies.</p>
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		<title>Type d&#8217;immeuble E : Comment un bâtiment plus simple pourrait résoudre la crise du logement</title>
		<link>https://lukinski.fr/type-de-batiment-e-construire-plus-economiquement-crise-du-logement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[L_kinski]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Construire]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Investissement en capital]]></category>
		<category><![CDATA[Construction immobilière Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Crise logement Solution]]></category>
		<category><![CDATA[Ministre fédéral de la construction 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Réduire les coûts de construction]]></category>
		<category><![CDATA[systèmes de construction sérielle]]></category>
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					<description><![CDATA[Type de bâtiment E — « Construire expérimental » avec des normes DIN réduites — devrait réduire les coûts de construction de 15 à 20 pour cent. Le ministre fédéral de la construction pousse l'initiative. Une analyse objective : quel est le réaliste, quel est le hype ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Qu’est-ce que le type de bâtiment E ? — L’idée derrière le concept</h2>
<p>Le type de bâtiment E signifie « bâtiment expérimental » — une catégorie de construction introduite en Allemagne dans le cadre d’une initiative du Conseil fédéral et de la législation du ministre fédéral de la construction pour 2025/2026. L&rsquo;idée centrale : certaines <strong>normes DIN qui dépassent les exigences légales minimales</strong> pourront être dépassées de manière volontaire — à condition que toutes les parties concernées acceptent et que les normes de sécurité soient respectées.</p>
<p>Cela semble technique, mais a des conséquences économiques importantes. Une partie considérable des coûts de construction en Allemagne ne provient pas des réglementations légales, mais des normes DIN courantes dans le secteur, qui ont été affinées et augmentées sur plusieurs décennies. Exemples :</p>
<ul>
<li>Hauteur des pièces (actuellement souvent 2,50 m+ en standard, exigence légale minimale : 2,40 m)</li>
<li>Exigences d’isolation acoustique (plusieurs classes au-delà du minimum légal)</li>
<li>Épaisseur d’isolation thermique (au-delà de l’épaisseur minimale prescrite par le GEG)</li>
<li>Obligation d’ascenseur en fonction de la hauteur du bâtiment, normes pour les parkings souterrains, rapports de places de stationnement</li>
</ul>
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://lukinski.de/wp-content/uploads/2020/08/handwerker-prueft-bau-sanitaer-wasserwaage-rot-blick-pruefung-gutachten-immobilienwert-bewertung-instandhaltung-ruecklage-kosten-preis-angebot.jpg" alt="Handwerker Baustelle Kostensteigerung Deutschland" loading="lazy" /></figure>
<h2>Potentiel de réduction des coûts : 15 à 20 pour cent — sous quelles conditions ?</h2>
<p>Le ministère fédéral de la Construction, de l’urbanisme et du logement évalue le potentiel théorique de <a href="https://www.bmwsb.bund.de/Webs/BMWSB/DE/themen/wohnen/wohnungsbau/gebaeude-typ-e/gebaeude-typ-e-node.html">réduction des coûts pour le type de bâtiment E à 15 à 20 pour cent</a> par rapport à une construction neuve conventionnelle.</p>
<p>Cette donnée s’applique dans des conditions optimales — c’est-à-dire si plusieurs normes coûteuses sont simplifiées en même temps. En pratique, le potentiel est plus nuancé :</p>
<ul>
<li><strong>Réellement atteignable :</strong> Réduction des coûts de 8 à 12 pour cent avec une application conséquente</li>
<li><strong>Prérequis :</strong> Toutes les parties prenantes (maître d’ouvrage, locataire/acheteur, autorités) doivent donner leur accord</li>
<li><strong>Penetration du marché :</strong> Seule une fois que le type d&rsquo;immeuble E est clairement encadré par la loi et que les tribunaux ont rendu leurs premiers arrêts, les constructeurs prendront le risque</li>
</ul>
<p>Avec une construction neuve qui coûte aujourd&rsquo;hui 9 500 euros par mètre carré à Munich, une réduction de 10 % des coûts économiserait 950 euros — par mètre carré. Pour un appartement de 80 m², cela représente 76 000 euros — un levier considérable pour les projets et les acheteurs.</p>
<h2>L&rsquo;architecture juridique : une modification du BGB comme fondement</h2>
<p>Le type d&rsquo;immeuble E n&rsquo;exige pas de nouvelles ordonnances de construction, mais principalement une modification du Code civil (BGB). Plus précisément : il doit être clarifié que les écarts par rapport aux normes techniques (DIN, EN) <strong>ne constituent pas automatiquement un défaut</strong> lorsqu&rsquo;ils ont été convenus contractuellement.</p>
<p>Jusqu&rsquo;à présent, la jurisprudence considère que si un immeuble ne respecte pas la norme technique habituelle, cela constitue un défaut de construction — même si le minimum légal est respecté. Cet automatisme est le problème juridique central qui a jusqu&rsquo;à présent empêché le type d&rsquo;immeuble E.</p>
<p>Le ministère de la Justice a présenté en 2025 un projet de loi correspondant. L&rsquo;adoption parlementaire est prévue pour 2026, les premiers projets pilotes ont déjà démarré à Berlin, Hambourg et Francfort.</p>
<h2>Critique : Ce que les architectes, les associations de locataires et les experts dénoncent</h2>
<p>Le type de bâtiment E est controversé. Les critiques proviennent de plusieurs côtés :</p>
<h3>Critique des associations de locataires</h3>
<p>L&rsquo;Union des locataires allemands avertit contre une <strong>architecturе à deux classes</strong> : les propriétaires aisés achètent des appartements de luxe selon les normes actuelles, tandis que les locataires vivent dans des bâtiments avec des normes de qualité réduites. L&rsquo;argument : les économies de coûts profitent à l&rsquo;investisseur, pas au locataire.</p>
<h3>Critique des architectes et des urbanistes</h3>
<p>Certaines parties de la communauté des architectes perçoivent le type de bâtiment E comme une attaque contre les normes de qualité développées sur plusieurs décennies. Préoccupations concrètes : un mauvais isolement acoustique entraîne des conflits, une isolation thermique réduite augmente les coûts de chauffage, des hauteurs de plafond trop faibles affectent le bien-être et la valeur de revente.</p>
<h3>Critique des biologues de la construction</h3>
<p>Aspects sanitaires — aération, protection contre l&rsquo;humidité, qualité de l&rsquo;air intérieur — ne peuvent pas non plus être négligés dans le type de bâtiment E. La préoccupation : des promoteurs inexpérimentés ou des développeurs motivés par la rentabilité choisissent des économies qui se traduisent à long terme par des coûts supplémentaires.</p>
<h2>Conclusion : Bonne direction, mais pas un remède universel</h2>
<p>Le type de bâtiment E est un élément pertinent dans la résolution de la crise du logement — mais pas un instrument de virage seul. La <hiddenlink href="/wohnungsbau-deutschland-tiefstand-neubaukrise/">crise de la construction de logements</hiddenlink> a des causes structurelles (taux d&rsquo;intérêt, prix des terrains, durée des autorisations, pénurie de main-d&rsquo;œuvre), que seul un droit de construction simplifié ne peut pas résoudre.</p>
<p>Pour les investisseurs et les promoteurs prêts à utiliser le nouveau concept, un réel avantage économique se crée — mais uniquement une fois que la situation juridique sera pleinement clarifiée et que l&rsquo;acceptation du marché aura été prouvée par des premiers projets pilotes. Une pénétration significative sur le marché est à prévoir au plus tôt en 2027/2028.</p>
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